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Slalom et Guschti au jass : quelles sont les règles ?

Le Slalom alterne obenabe et undenufe pli après pli, tandis que le Guschti répartit la donne entre cinq plis et quatre plis.

· Merey Tleugazin

Comment se joue le Slalom au chibre ?

Le Slalom alterne l’obenabe et l’undenufe après chaque pli. Un pli se joue donc en obenabe, le suivant en undenufe, puis l’alternance continue jusqu’à la fin de la donne. Les règles fournies ne fixent pas la direction du premier pli : la table doit annoncer le départ avant de chibrer.

En obenabe, l’ordre des cartes suit la hiérarchie sans atout : A, K, O, U, 10, 9, 8, 7, 6. En undenufe, toute l’échelle est inversée : 6, 7, 8, 9, 10, U, O, K, A. Une carte qui domine dans une direction peut donc devenir faible dans l’autre.

Prenez une situation concrète. Un pli joué en obenabe valorise l’As au-dessus du Roi, de l’Ober et du U. Le pli suivant se joue en undenufe : le six devient alors la carte la plus forte, tandis que l’As se trouve au bas de l’échelle. Une personne qui prépare son pli doit donc connaître la direction annoncée avant de choisir sa carte.

Le Slalom ne correspond pas à une annonce d’obenabe suivie d’une annonce d’undenufe. La direction change à l’intérieur de la donne, selon une alternance régulière. Après chaque pli, la table doit garder le fil de la convention retenue. Une annonce brève, comme « obenabe » ou « undenufe », peut éviter une confusion avant le pli suivant.

Le départ doit être écrit sur la feuille ou annoncé à toute la table. Les règles régionales peuvent employer des conventions différentes pour le premier pli. Ne présentez donc pas un départ unique comme la seule règle correcte. La page sur les valeurs des cartes permet de revoir les forces utiles au Slalom, tandis que la page sur les contrats du chibre distingue les contrats sans atout, l’atout, l’obenabe et l’undenufe.

Le Slalom reste un contrat spécial, mais il ne crée pas un nouvel ordre de cartes. Il combine deux cadres connus et les fait alterner. Pour une équipe qui apprend, le meilleur repère consiste à noter la direction de chaque pli au fur et à mesure, surtout si la table joue aussi le Guschti ou une autre variante régionale.

Une erreur fréquente consiste à garder l’ordre de l’obenabe pendant toute la colonne. Cette manière de jouer transforme le Slalom en contrat sans atout ordinaire et ne respecte plus l’alternance annoncée. Notez donc la direction avant chaque pli, puis vérifiez la carte gagnante avec l’échelle correspondante.

Eicheln ×1 Rosen ×2 Schellen ×3 Schilten ×4 Obenabe ×5 Undenufe ×6 Joker ×7 Joker ×8 Nous Eux chaque case reçoit les dizaines d’une manche — 129 points s’écrivent 12
Au coiffeur, personne ne choisit librement : chaque équipe joue chaque contrat exactement une fois, et la colonne fixe le facteur. On n’inscrit que les dizaines de la manche — 129 points deviennent 12 —, si bien que les deux colonnes joker, à sept et huit fois, décident la partie. Réutilisable librement avec un lien vers cette page.

Comment fonctionne le Guschti, aussi appelé Mary ?

Le Guschti, aussi appelé Mary, répartit la donne entre cinq plis dans une direction et quatre plis dans l’autre. La première série garde la même direction pendant cinq plis, puis la seconde série utilise l’autre direction pendant quatre plis. Les règles fournies ne désignent pas la direction de départ : la table doit la choisir avant la première carte.

Une convention claire consiste à annoncer la direction de la série de cinq plis, puis celle de la série de quatre plis. Si la table commence en obenabe, les cinq premiers plis suivent l’ordre A, K, O, U, 10, 9, 8, 7, 6. Les quatre plis suivants se jouent en undenufe, avec l’ordre inversé : 6, 7, 8, 9, 10, U, O, K, A. Une table peut aussi retenir l’ordre inverse, à condition de l’annoncer.

Le Guschti se distingue du Slalom par le rythme du changement. Le Slalom passe d’une direction à l’autre après chaque pli. Le Guschti conserve une direction pendant une série complète de cinq plis, puis change pour les quatre plis restants. Vous n’avez donc pas à recalculer la direction après chaque levée, mais vous devez savoir à quel moment la série change.

Imaginez une série qui commence en undenufe. Le six est alors la carte la plus forte au premier pli, et l’ordre reste identique pour les cinq plis de cette série. Après le cinquième pli, la table passe en obenabe pour les quatre plis restants. L’As reprend alors la première place de l’ordre, devant le Roi, l’Ober et le U.

Le Guschti apparaît dans une feuille de Coiffeur à dix colonnes, avec le Slalom. Le nom Mary peut être plus courant dans certaines régions ou certains cercles. Les appellations ne suffisent pas à fixer la convention : notez la direction de départ et la succession des séries avant de distribuer.

La feuille de Coiffeur situe le Guschti parmi les contrats de la feuille. La fiche de score Coiffeur aide à préparer une feuille lisible, mais elle ne remplace pas l’accord de la table sur le départ. Un rappel écrit des cinq plis et des quatre plis permet aux personnes qui apprennent de suivre la partie sans hésitation.

Pour éviter une confusion, inscrivez séparément les deux séries. Une ligne peut rappeler la direction des cinq premiers plis et une autre celle des quatre plis suivants. Cette présentation distingue clairement le Guschti du Slalom, même quand les deux contrats figurent sur la même feuille.

Atout U 9 A K O 10 8 7 6 Obenabe A K O U 10 9 8 7 6 Undenufe 6 7 8 9 10 U O K A
Les mêmes neuf rangs, lus de trois façons. L’obenabe suit l’ordre habituel ; l’undenufe le renverse : le six l’emporte et l’as perd. Les annonces, elles, ne s’inversent jamais — elles comptent toujours du six vers le haut. Réutilisable librement avec un lien vers cette page.

Quelles règles faut-il annoncer pour le Molotow ?

Le Molotow est un contrat spécial dont la définition peut varier selon la région et la table. Les règles fournies ne donnent pas un ordre unique pour ce contrat. Une partie doit donc préciser le fonctionnement du Molotow avant la première donne, au lieu de laisser chaque équipe appliquer sa propre version.

La table peut écrire dans la marge les éléments nécessaires à la compréhension de la colonne : la direction de jeu, la présence éventuelle d’un atout, l’ordre des cartes, la manière de compter les plis et le nombre de plis concernés. Aucune de ces caractéristiques ne doit être déduite du seul nom Molotow. Un intitulé local ne remplace pas une règle annoncée.

Le Molotow ne doit pas être confondu avec le Slalom ou le Guschti. Le Slalom alterne obenabe et undenufe à chaque pli. Le Guschti, ou Mary, garde une direction pendant cinq plis, puis passe à l’autre pendant quatre plis. Le Molotow peut suivre une convention différente, mais cette convention doit être connue avant le début de la colonne.

Une table peut, par exemple, rédiger une phrase de référence dans la feuille : « Molotow : règle de notre cercle, annoncée avant la donne ». Cette formulation ne définit pas le contrat à elle seule, mais elle rappelle que la règle doit venir de l’accord local. Ajoutez ensuite les éléments retenus par votre cercle, sans vous appuyer sur une définition présentée comme universelle.

Les différences régionales font partie du vocabulaire du chibre. Une personne de Suisse romande peut employer Molotow dans un sens qui ne correspond pas à celui d’un autre cercle. La page sur les variantes régionales aide à comparer ces usages. Quand plusieurs régions se retrouvent à la même table, choisissez une version commune avant de mélanger les cartes.

Le même principe vaut pour les autres contrats de maison. Une variante annoncée avant la donne peut être suivie et vérifiée. Une variante révélée après un pli crée au contraire une règle nouvelle en cours de partie. Si votre table ne possède pas de définition commune du Molotow, laissez la colonne de côté pour cette feuille et notez la convention à établir pour une prochaine partie.

Le Molotow reste ainsi une possibilité de personnaliser le chibre, non une règle à deviner. La clarté compte davantage que le nom choisi pour la colonne. Chaque équipe doit savoir quel jeu elle annonce, quel ordre elle applique et comment le résultat entre dans la feuille.

Une bonne annonce tient compte des habitudes régionales sans les mélanger. Une table peut conserver son nom local, mais elle doit expliquer ce que ce nom recouvre. Cette explication protège les personnes qui apprennent et permet à chaque équipe de jouer la même variante jusqu’au dernier pli.

Que peut-on choisir dans une colonne joker ou Bock ?

Les deux colonnes joker de la feuille de Coiffeur standard permettent un choix libre de contrat. Chaque équipe joue chaque contrat exactement une fois, puis les colonnes joker offrent deux occasions de retenir un contrat selon la convention de la table. Le nom Bock peut désigner cette colonne ou une règle locale différente : la table doit donc préciser son sens.

La feuille standard comporte huit colonnes. Elle comprend Eicheln ×1, Rosen ×2, Schellen ×3, Schilten ×4, Obenabe ×5, Undenufe ×6, puis deux colonnes joker à ×7 et ×8. Une feuille à dix colonnes ajoute le Slalom et le Guschti. Le Molotow peut figurer sur une feuille de maison, mais sa définition doit être écrite séparément.

Une colonne joker ne donne pas le droit de modifier l’ordre des cartes après l’annonce. Si l’équipe choisit l’obenabe, l’ordre reste A, K, O, U, 10, 9, 8, 7, 6. Si elle choisit l’undenufe, l’ordre devient 6, 7, 8, 9, 10, U, O, K, A. Si elle choisit une couleur d’atout, l’ordre de l’atout est U, 9, A, K, O, 10, 8, 7, 6.

L’atout possède donc sa propre hiérarchie. Le Under est appelé le Puur, et le neuf est appelé le Nell. Les termes de table restent utiles pour les annonces : vous parlez du buur, du nell et des stöck, sans traduire ces mots suisses allemands. Une colonne joker qui retient l’atout doit indiquer clairement la couleur et le cadre de jeu.

Inscrivez le contrat choisi dans la case avant le premier pli. Si le joker autorise plusieurs variantes de maison, notez aussi la règle spéciale retenue. Cette petite préparation donne aux équipes une référence commune. Elle permet également à une personne qui apprend de comprendre pourquoi une carte gagne un pli dans une colonne et pas dans une autre.

Le comptage de la feuille suit une règle précise. Seuls les chiffres des dizaines d’une ronde sont écrits dans une case. Les unités ne sont pas reportées. Une équipe doit donc réduire le total de la ronde à sa partie en dizaines avant de remplir la case, puis appliquer la même méthode à toutes les colonnes.

Quand toutes les cases sont remplies, l’équipe qui possède le plus de points gagne la feuille. Le résultat noté dans chaque case doit donc rester lisible et suivre la même convention du début à la fin. Une rature ou une correction mérite une vérification par les deux équipes.

Le joker ou Bock apporte de la souplesse, mais cette souplesse concerne le contrat annoncé. Elle ne permet pas de changer la direction, l’atout ou l’ordre des cartes après le résultat d’un pli. Une règle écrite avant le jeu protège la partie contre les interprétations contradictoires.

152 points de cartes + 5 dernier pli = 157 une manche entière + 100 = 257 avec un match Le même total dans chaque contrat — atout, obenabe et undenufe.
Chaque manche contient exactement 152 points de cartes. Le dernier pli en ajoute 5, soit 157 pour une manche complète ; l’équipe qui prend les neuf plis ajoute 100, donc 257. Si vos deux colonnes ne totalisent pas 157, le compte est faux. Réutilisable librement avec un lien vers cette page.

Comment préparer une feuille pour ces contrats spéciaux ?

Préparez la feuille avant la distribution et séparez les contrats définis par la feuille des variantes propres à votre table. Une feuille de Coiffeur standard comporte huit colonnes. Une feuille à dix colonnes ajoute le Slalom et le Guschti, tandis que le Molotow et le joker ou Bock demandent une convention locale lorsqu’ils ne suivent pas la feuille standard.

Commencez par vérifier les colonnes prévues. La feuille standard contient Eicheln ×1, Rosen ×2, Schellen ×3, Schilten ×4, Obenabe ×5, Undenufe ×6 et deux colonnes joker à ×7 et ×8. Chaque équipe joue chaque contrat exactement une fois. Une feuille à dix colonnes ajoute Slalom et Guschti, sans changer les règles annoncées pour les autres colonnes.

Pour le Slalom, écrivez la direction du premier pli. Rappelez que l’alternance se poursuit pli après pli. Pour le Guschti, inscrivez la direction des cinq premiers plis et celle des quatre plis suivants. Ajoutez « Mary » entre parenthèses si votre cercle emploie surtout ce nom. La feuille devient ainsi compréhensible pour les personnes qui connaissent l’un des deux termes.

Pour le Molotow, indiquez la version retenue par votre cercle au lieu de recopier un nom seul. La définition peut être régionale. Pour le joker ou Bock, écrivez le contrat sélectionné avant de jouer la colonne. Cette préparation évite qu’une équipe annonce l’obenabe pendant qu’une autre pense jouer l’undenufe, ou qu’un même nom recouvre deux variantes différentes.

Le comptage doit rester identique d’une colonne à l’autre. Seuls les chiffres des dizaines d’une ronde entrent dans une case. Les unités restent hors de la feuille. Cette règle donne une méthode uniforme : additionnez le résultat de la ronde, gardez la partie en dizaines et inscrivez-la dans la colonne correspondante.

Conservez aussi le vocabulaire de la table. Vous annoncez l’atout, vous parlez du buur, du nell et des stöck, et vous employez obenabe ou undenufe selon le contrat retenu. Le Puur désigne le Under et le Nell le neuf dans l’ordre de l’atout. Une explication donnée avant la partie suffit pour les personnes qui apprennent ces termes.

Les usages régionaux ne posent pas de problème quand ils sont annoncés. Si une personne vient d’un autre cercle, comparez les conventions avant de distribuer. Une feuille lisible transforme une différence de vocabulaire en choix explicite, au lieu de laisser cette différence devenir un désaccord sur un pli ou sur le score.

Le Slalom et le Guschti possèdent un cadre précis dans la feuille à dix colonnes. Le Molotow et le Bock restent des variantes à définir selon la table. Une préparation complète permet à chacun de chibrer avec les mêmes règles, du premier pli jusqu’au total final.

Avant de commencer, relisez les annonces écrites et vérifiez que la direction du jeu est claire. Une personne qui apprend peut ainsi suivre la hiérarchie des cartes sans interrompre la donne. La feuille devient un aide-mémoire pratique pour toute la partie, et non un simple espace réservé au résultat.

Questions

Le nom Mary désigne-t-il toujours le Guschti ?

Dans les règles présentées ici, Mary est un autre nom pour Guschti. La donne comprend cinq plis dans une direction et quatre plis dans l’autre. La direction de départ reste une convention à annoncer.

Quelle direction faut-il choisir pour le premier pli du Slalom ?

Les règles du Slalom fixent l’alternance, mais pas le départ. Votre table peut commencer en obenabe ou en undenufe selon son usage régional. Écrivez ce choix avant la première carte.

Pourquoi une carte forte peut-elle devenir faible au Slalom ?

Le changement vient de l’ordre inversé de l’undenufe. L’As domine en obenabe, alors que le six domine en undenufe. La force d’une carte dépend donc de la direction du pli.

Le Molotow a-t-il la même signification dans chaque cercle de chibre ?

Non. Le Molotow peut suivre une convention régionale ou une règle de maison. La table doit décrire le jeu, l’atout éventuel et le comptage avant la donne.

Une colonne joker permet-elle de changer de contrat après un pli ?

Non. Le choix doit être annoncé avant le jeu de la colonne et inscrit dans la case. Une modification après un résultat ne correspond plus à une convention claire.

Que faut-il inscrire pour une colonne de Guschti ?

Inscrivez la direction des cinq premiers plis, puis celle des quatre plis suivants. Ajoutez le nom Mary si cette appellation est utilisée par votre cercle. Cette note distingue le Guschti du Slalom.

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