Ardoise de jass : compter et comprendre le score
L’ardoise de jass vous aide à reporter le score d’un round, à lire une Jasstafel et à vérifier l’effet du mode choisi.
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Comment utiliser une ardoise de jass pendant un round ?
Une ardoise de jass sert à reporter le résultat d’un round pour les deux équipes. Vous choisissez le mode joué, rassemblez les points des plis, du dernier pli, du Weis et des Stöck, puis saisissez le résultat à inscrire. L’ardoise transforme alors le total en une notation avec des traits, comme sur une Jasstafel utilisée à la table.
Commencez par identifier le mode de jeu annoncé. Une partie peut se jouer avec une couleur d’atout, en Obenabe ou en Undenufe. Le facteur ne sera pas le même selon ce choix et selon la convention régionale retenue. L’ardoise écrit par défaut avec la table courante, mais votre cercle peut suivre une variante différente. Notez la règle convenue avant de comparer les scores.
Calculez ensuite les points des plis. Le paquet contient 36 cartes, distribuées à 4 joueurs, avec 9 cartes par joueur. Un round comporte 9 plis. Les cartes représentent ensemble 152 points, auxquels s’ajoutent 5 points pour le dernier pli. Le total des cartes et du dernier pli atteint donc 157 points avant d’ajouter le Weis ou les Stöck.
Prenons un cas de report simple. Une équipe compte ses plis, ajoute les 5 points du dernier pli, puis reporte son Weis valable et ses Stöck si elle les a annoncés correctement. L’autre équipe fait le même contrôle dans sa colonne. Vous ne devez pas reconstituer les 36 cartes dans l’ardoise : vous lui transmettez les totaux déjà établis à la table. La page sur les valeurs des cartes vous aide à vérifier la première étape.
Les Stöck demandent une attention particulière. Ils correspondent au roi et à l’Ober de la couleur d’atout dans une même main. Vous les annoncez en jouant la deuxième des deux cartes, et non la première. Si le joueur suivant a déjà couvert cette deuxième carte avant votre annonce, les 20 points sont perdus. Un partenaire ne peut pas vous rappeler de les annoncer.
Pour apprendre à lire le résultat, consultez aussi la page sur l’écriture d’une Jasstafel. L’ardoise affiche le calcul que vous lui donnez, mais elle ne sait pas quelles cartes sont réellement tombées. Elle ne choisit pas l’atout, ne valide pas vos annonces et ne corrige pas une erreur de saisie. Elle vous accompagne pendant le comptage sans remplacer l’accord des joueurs sur le résultat.
Comment les traits d’une Jasstafel représentent-ils les points ?
Une Jasstafel est divisée en deux colonnes par une ligne verticale, avec une colonne pour chaque équipe. Les traits s’écrivent dans chaque colonne de gauche à droite. Les centaines occupent la rangée du haut, les cinquantes la rangée du milieu et les vingtaines la rangée du bas.
Le cinquième trait traverse les quatre traits précédents. Pour les cinquantes, deux traits sont dessinés par-dessus les quatre premiers. Cette manière de grouper les traits permet de lire rapidement une progression. Un groupe traversé ne correspond donc pas à un nouveau type de point : il signale une série complète dans la notation de la planche.
Imaginez que vous lisiez une colonne après plusieurs rounds. Commencez par la rangée du haut pour les centaines, puis regardez la rangée du milieu pour les cinquantes et enfin celle du bas pour les vingtaines. Comptez les groupes traversés avant de tenir compte des signes placés dans l’angle supérieur droit. Cette lecture vous évite de confondre un trait de regroupement avec une valeur isolée.
Dans l’angle supérieur droit, un X représente 1000 et un V représente 500. Ces signes permettent de noter un score élevé sans prolonger indéfiniment les rangées de traits. Ils font partie de la convention d’écriture de la Jasstafel. Ils ne représentent ni une carte, ni une annonce, ni un facteur.
La notation prévoit aussi un nombre simple dans l’angle inférieur droit. Vous y écrivez ce que les traits ne peuvent pas exprimer. Ce nombre peut être négatif, et un seul nombre de ce type figure à la fois. Il sert de complément au dessin des traits, sans créer une nouvelle colonne pour l’équipe.
Un exemple permet de distinguer les éléments. Les deux équipes gardent chacune leur colonne. Les traits indiquent les valeurs organisées en centaines, cinquantes et vingtaines. Le X ou le V complète la lecture pour un score élevé, tandis que le nombre inférieur droit exprime le reste qui ne trouve pas sa place dans les traits. Vous ne devez donc pas lire la planche comme une simple liste de chiffres.
La page consacrée à l’écriture d’une Jasstafel détaille cette disposition. L’ardoise reprend une convention de notation, elle ne modifie pas les règles du chibre. Les différences régionales portent surtout sur le facteur et certaines règles de table. Les deux colonnes, les rangées et les signes restent la base visuelle du report.
Que multiplie le facteur au chibre ?
Le facteur multiplie l’ensemble du round pour les deux équipes. Il porte sur les points des plis, le Weis et les Stöck valables. Il ne s’applique pas seulement à l’équipe qui a annoncé l’atout, car le résultat écrit concerne les deux colonnes.
Un round commence par les points remportés dans les plis. Le paquet contient 152 points de cartes et le dernier pli ajoute 5 points, soit 157 points avant les annonces et les Stöck. Les 36 cartes sont réparties entre 4 joueurs, avec 9 cartes pour chacun, et les joueurs disputent 9 plis. Ces données expliquent pourquoi le score d’un round ne se résume pas à une valeur isolée observée dans un pli.
Si une équipe gagne les 9 plis, le match complet ajoute 100 points. Le total atteint alors 257 points avant l’application du facteur. Ce total comprend les 152 points des cartes, les 5 points du dernier pli et les 100 points du match complet. Les annonces et les Stöck valables s’ajoutent ensuite selon les règles de la partie.
Considérez maintenant un round dans lequel une équipe possède des Stöck. Les Stöck valent 20 points et sont attribués à l’équipe concernée, indépendamment de la comparaison du Weis. Ils sont constitués du roi et de l’Ober de l’atout dans une même main. Les Stöck n’existent pas en Obenabe ni en Undenufe.
Le moment de l’annonce peut modifier le score. Vous devez annoncer les Stöck en jouant la deuxième des deux cartes. Si le joueur suivant a déjà couvert cette carte avant que vous ne les annonciez, les 20 points sont perdus. Les partenaires ne peuvent pas vous souffler l’annonce. Le détail des Stöck permet de revoir ce cas sans le confondre avec le calcul du facteur.
Le Weis entre lui aussi dans le round écrit. Pour reporter un score correctement, établissez d’abord les points des cartes et du dernier pli, puis ajoutez le Weis et les Stöck qui restent valables. Appliquez enfin le facteur du mode et de la convention joués. Un résultat plus élevé que les seuls points des plis ne signale donc pas forcément une erreur : il peut inclure les annonces et les Stöck.
Le facteur ne transforme pas les cartes en nouvelles cartes et ne change pas le nombre de plis. Il multiplie le total écrit du round, avec ses éléments valables, pour chacune des deux équipes. Cette distinction est essentielle lorsque les deux équipes n’ont pas obtenu le même nombre de plis ou les mêmes annonces.
Quels facteurs l’ardoise de jass utilise-t-elle ?
L’ardoise utilise par défaut la table courante suivante : Eicheln ×1, Rosen ×1, Schellen ×2, Schilten ×2, Obenabe ×3 et Undenufe ×4. Cette table est courante, mais elle n’est pas universelle. Les règles du facteur varient selon les régions et les tables de chibre.
Une variante largement publiée attribue ×3 à Obenabe et ×3 à Undenufe. Une variante ascendante utilise Eicheln ×1, Rosen ×2, Schellen ×3, Schilten ×4, Obenabe ×5 et Undenufe ×6. Ces variantes doivent rester séparées. Si vous commencez un round avec une table, vous ne pouvez pas changer de convention au moment de lire le résultat.
Le facteur multiplie le round entier pour les deux équipes. Il porte sur les points des plis, le Weis et les Stöck. Il ne concerne donc pas uniquement le score de l’équipe qui a choisi l’atout. Si une équipe marque moins de points dans un élément, son résultat reste multiplié selon le même mode, avec la table retenue à la table.
Un exemple montre la différence entre les variantes. Les mêmes points de cartes, le même dernier pli, le même Weis et les mêmes Stöck peuvent produire des scores écrits différents selon que vous utilisez la table courante, la variante donnant ×3 à Obenabe et à Undenufe, ou la table ascendante. Les données du round restent identiques ; seul le facteur change.
Pour éviter un malentendu, annoncez la convention avant de compter. En mode Obenabe, une table peut retenir ×3 dans la table courante et une autre ×3 dans la variante largement publiée, tandis que la table ascendante retient ×5. En mode Undenufe, la table courante retient ×4, la variante largement publiée ×3 et la table ascendante ×6. Ces différences modifient directement le score écrit.
La page sur le Schieber replace ce calcul dans le déroulement d’une partie. Le mot « facteur » ne désigne pas un bonus réservé au preneur. Il désigne la multiplication appliquée au round complet et aux deux colonnes de la Jasstafel.
L’ardoise écrit la table courante par défaut parce qu’elle correspond à une convention largement utilisée. Elle ne prétend pas que cette convention est la seule correcte. Si votre table joue avec Obenabe et Undenufe à ×3, ou avec la progression ascendante, utilisez la règle convenue et contrôlez le résultat avant de comparer les scores.
Comment l’ardoise montre-t-elle la victoire et ses limites ?
Une partie peut se jouer jusqu’à une cible de 1000, 1500, 2500 ou 3000 points. L’application propose les cibles de 1000 et de 2500. La cible détermine le point d’arrêt de la partie, mais elle ne change ni les valeurs des cartes, ni le nombre de plis, ni le facteur du mode annoncé.
Quand un round fait passer une équipe au-delà de la cible, les points sont comptés dans un ordre précis : Weis d’abord, Stöck ensuite, puis plis. Une équipe qui franchit la cible dans un bloc antérieur gagne. Le total final ne suffit donc pas toujours à expliquer l’issue. Il faut regarder l’ordre dans lequel les blocs ont été ajoutés.
Prenons un exemple de lecture. Une équipe peut franchir la cible avec son Weis avant que ses Stöck et ses plis ne soient pris en compte. L’autre équipe peut avoir un total proche après l’ajout complet du round, mais le passage antérieur reste décisif. La page sur les cibles d’un match permet de revoir cette comparaison entre les blocs.
L’ardoise affiche le score que vous lui transmettez. Elle ne joue aucune carte, ne choisit pas l’atout et ne compare pas votre total avec les cartes réellement distribuées. Elle ne sait pas si un Weis a été annoncé correctement ni si les Stöck ont été déclarés au bon moment. Si vous saisissez un total erroné, elle peut en montrer la notation sans détecter l’erreur de la partie.
Elle ne conserve pas le score après la fermeture de la page. Les traits affichés servent au suivi de la partie pendant l’utilisation de l’outil. À la prochaine ouverture, vous devez reporter à nouveau les données dont vous avez besoin. Si vous souhaitez garder une trace de votre résultat, notez-le vous-même selon les habitudes de votre table.
L’outil se concentre sur le comptage et la lecture d’une Jasstafel. Il ne remplace pas l’annonce de l’atout, la mémoire des cartes ou l’accord des partenaires sur la variante régionale. Il ne sert pas non plus à décider si une carte a été jouée correctement.
Pour contrôler un round, procédez dans un ordre stable. Vérifiez les points des cartes, ajoutez les 5 points du dernier pli, contrôlez le Weis, puis les Stöck et leur annonce. Appliquez le facteur choisi aux deux équipes et observez ensuite les traits. Cette méthode vous aide à localiser une erreur dans le calcul au lieu de corriger seulement le total final.
Questions
Pourquoi la Jasstafel possède-t-elle deux colonnes plutôt que quatre ?
Une Jasstafel compte les points par équipe, et non par joueur. La ligne verticale sépare donc une colonne pour chaque équipe, où les partenaires inscrivent leur score ensemble.
À quoi servent les rangées de centaines, de cinquantes et de vingtaines ?
Les rangées organisent les traits par valeur et permettent une lecture rapide du score. Les centaines sont en haut, les cinquantes au milieu et les vingtaines en bas, avec des traits regroupés selon la convention de la planche.
Quel total représente un match complet remporté avec les neuf plis ?
Les cartes valent 152 points et le dernier pli ajoute 5 points. Lorsque la même équipe remporte les 9 plis, le match complet ajoute 100 points, pour un total de 257 points avant le facteur.
Le facteur s’applique-t-il seulement à l’équipe qui annonce l’atout ?
Non. Le facteur multiplie le round écrit pour les deux équipes. Il comprend les points des plis, le Weis et les Stöck valables, et ne se limite pas au score de l’équipe qui a annoncé l’atout.
Quelles cibles de partie sont disponibles dans l’application ?
Les cibles jouées en pratique sont 1000, 1500, 2500 et 3000 points. L’application propose les cibles de 1000 et de 2500 points.