Jasvel

Comment marquer les points au jass sur une jasstafel ?

Pour marquer les points au jass, inscrivez chaque équipe dans sa colonne, calculez la donne, puis reportez le total selon les traits de la jasstafel.

· Merey Tleugazin

Comment une jasstafel est-elle organisée pour marquer les points ?

Une jasstafel est divisée en deux colonnes par une ligne verticale, avec une colonne pour chaque équipe. Les marques se lisent de gauche à droite dans chaque rangée. La rangée du haut sert aux centaines, la rangée du milieu aux cinquante et la rangée du bas aux vingt.

Cette organisation vous permet de séparer immédiatement les scores. La colonne de gauche appartient à une équipe et la colonne de droite à l’autre, selon la disposition de la tafel utilisée à la table. La ligne verticale ne représente pas des points. Elle sert uniquement à garder les deux scores distincts pendant la donne.

Les traits ne se lisent donc pas comme une addition ordinaire écrite de haut en bas. Leur position donne la valeur du groupe. Un trait placé dans la rangée supérieure représente une centaine, tandis qu’un trait de la rangée centrale représente cinquante et qu’un trait de la rangée inférieure représente vingt.

Pour lire une colonne, commencez par la rangée du haut. Comptez les groupes de centaines, puis descendez vers les groupes de cinquante et enfin vers les groupes de vingt. Examinez ensuite la partie inférieure droite, où un nombre simple peut compléter le score lorsque les traits ne suffisent pas.

Un exemple de lecture aide à garder le bon ordre. Une équipe peut avoir des marques dans les trois rangées et un nombre séparé en bas à droite. Vous ne mélangez pas ces éléments : les marques du haut restent des centaines, celles du milieu restent des cinquante, celles du bas restent des vingt, et le nombre inférieur exprime le reste.

La jasstafel de l’application reprend cette logique traditionnelle pour vous accompagner pendant l’inscription des scores. Pour contrôler le calcul avant d’écrire le résultat, consultez aussi les valeurs des cartes au jass.

100 50 20 X 1000 V 500 −14 le reste Nous Eux
Une ardoise de jass compte par rangées et non par colonnes : les centaines en haut, les cinquantaines au milieu, les vingtaines en bas, chaque fois de gauche à droite. Le cinquième trait barre les quatre précédents — deux traits barrés pour les cinquantaines. Ce que les traits ne peuvent exprimer s’écrit en chiffres en bas à droite, et peut être négatif. Réutilisable librement avec un lien vers cette page.

Comment les traits indiquent-ils les centaines, les cinquante et les vingt ?

Les traits sont écrits par groupes dans chaque rangée, toujours de gauche à droite. Dans la rangée des centaines, le cinquième trait traverse les quatre traits précédents. Ce groupe barré permet de reconnaître rapidement une série complète sans recompter chaque trait séparément.

La rangée des cinquante suit une convention particulière. Les quatre premiers traits sont rejoints par deux traits dessinés en travers. La rangée des vingt reprend le principe du groupe fermé par le cinquième trait. La forme du groupe compte donc autant que le nombre de traits visibles.

Pour lire une jasstafel sans perdre de temps, identifiez d’abord la rangée, puis la forme du groupe. Un groupe barré dans la rangée du haut correspond à des centaines. Un groupe marqué par deux traits transversaux dans la rangée du milieu correspond à des cinquante. Un groupe fermé dans la rangée du bas correspond à des vingt.

Vous pouvez procéder de la manière suivante :

  • repérez les groupes complets dans la rangée des centaines ;
  • ajoutez les traits restants de cette rangée ;
  • lisez les groupes de cinquante au milieu ;
  • lisez les groupes de vingt en bas ;
  • vérifiez ensuite le nombre écrit dans la partie inférieure droite.

Le cinquième trait n’est pas une marque isolée à placer à côté des quatre autres. Il traverse le groupe et signale que les quatre premiers traits forment une unité reconnaissable. Cette convention explique la lecture rapide des scores à une table de chibre, même lorsque les traits ont été écrits rapidement.

Un exemple pratique permet d’éviter une confusion fréquente. Si vous voyez un groupe barré dans la rangée du haut, vous le lisez comme un groupe de centaines. Le même geste placé dans la rangée du bas ne possède pas la même valeur, car la position transforme l’unité représentée.

La méthode du schieber replace ces inscriptions dans le déroulement d’une partie. Elle vous aide à passer du jeu des cartes au calcul de la donne, puis du calcul à la marque inscrite sur la jasstafel.

RangéeChaque trait
1100
250
320
X1000
V500

Que signifient le X, le V et le nombre placé en bas à droite ?

Dans la partie supérieure droite d’une colonne, un X représente 1000 et un V représente 500. Ces signes servent à inscrire des scores élevés sans prolonger indéfiniment les rangées de traits. Ils se lisent avec les marques déjà présentes dans la colonne de l’équipe concernée.

La partie inférieure droite reçoit le reste que les traits ne peuvent pas exprimer. Ce reste est écrit comme un nombre simple et peut être négatif. Un nombre négatif n’est donc pas une faute d’écriture : il indique que le reste calculé se trouve sous zéro.

Un seul nombre de ce type est présent à la fois. Vous ne conservez pas plusieurs nombres superposés dans cette zone. Lorsque le reste change, vous remplacez le nombre précédent par le nouveau résultat, tandis que les traits, le X et le V continuent de servir de repères pour le score inscrit.

La lecture complète d’une colonne suit cet ordre :

  • lisez les groupes de centaines dans la rangée supérieure ;
  • lisez les groupes de cinquante dans la rangée centrale ;
  • lisez les groupes de vingt dans la rangée inférieure ;
  • ajoutez le X ou le V s’il figure dans la partie supérieure droite ;
  • prenez en compte le nombre simple de la partie inférieure droite.

Le X et le V ne remplacent pas la logique des rangées. Ils complètent l’écriture lorsque le score atteint une valeur qui se lit plus facilement avec un signe spécifique. Une colonne peut donc réunir des traits, un X ou un V, et un nombre inférieur droit sans que ces signes appartiennent à la même unité.

Imaginez une colonne qui contient un V dans sa partie supérieure droite, des marques dans la rangée des centaines et un nombre négatif en bas. Vous lisez séparément ces trois informations. Le V donne 500, les traits donnent les centaines selon leur rangée et le nombre négatif indique le reste à intégrer au calcul.

La figure de la tafel permet de vérifier la position exacte de chaque signe. Servez-vous-en comme repère visuel, puis contrôlez le total avec les points de la donne. Une addition qui ignore la rangée ou la zone d’écriture peut produire un résultat faux, même si chaque trait semble correctement dessiné.

Comment calculer les points d’une donne avant de les écrire ?

Une donne se calcule avec les points des plis, le bonus du dernier pli, le Weis et les stöck, puis le facteur du jeu s’applique au total. Le paquet contient 36 cartes, chaque joueur reçoit 9 cartes et une donne comporte 9 plis. Les cartes représentent 152 points, auxquels s’ajoutent 5 points pour le dernier pli, soit 157 points avant les autres éléments du calcul.

Quand une équipe remporte les 9 plis, le match ajoute 100 points. Une donne où une équipe prend tous les plis atteint donc 257 points avant l’application du facteur, du Weis ou des stöck. Ces valeurs servent de contrôle pour vérifier que le total des plis a été reporté correctement.

Le Weis correspond aux points annoncés pour une combinaison de cartes. Les stöck sont formés par le roi et l’Ober de la couleur d’atout dans une seule main. Les stöck valent 20 points pour l’équipe qui les possède, quelle que soit la comparaison du Weis. Ils n’existent pas en Obenabe ni en Undenufe.

Le calcul pratique se déroule ainsi :

  • comptez les points des plis ;
  • ajoutez les 5 points du dernier pli ;
  • ajoutez le Weis ;
  • ajoutez les 20 points des stöck si les conditions sont remplies et si l’annonce a été faite à temps ;
  • appliquez le facteur au total de la donne pour les deux équipes.

Le facteur ne concerne pas seulement l’équipe qui a choisi l’atout ou le jeu. Il multiplie toute la donne, y compris les plis, le Weis et les stöck des deux équipes. Cette règle est essentielle lorsque les deux équipes ont marqué des points dans la même donne.

Prenez un exemple de contrôle avec une donne complète. Les plis apportent 152 points, le dernier pli ajoute 5 points et le total de base devient 157. Si une équipe a remporté les 9 plis, le bonus de match ajoute 100 points et le total atteint 257 avant les annonces et le facteur.

La page sur les valeurs des cartes permet de vérifier chaque carte avant de reporter le résultat sur la tafel. Une fois le total établi, inscrivez-le dans la colonne de l’équipe en respectant les rangées et les signes prévus.

152 points de cartes + 5 dernier pli = 157 une manche entière + 100 = 257 avec un match Le même total dans chaque contrat — atout, obenabe et undenufe.
Chaque manche contient exactement 152 points de cartes. Le dernier pli en ajoute 5, soit 157 pour une manche complète ; l’équipe qui prend les neuf plis ajoute 100, donc 257. Si vos deux colonnes ne totalisent pas 157, le compte est faux. Réutilisable librement avec un lien vers cette page.

Quel facteur faut-il utiliser selon la variante de jass ?

Le facteur dépend de la variante régionale choisie à la table. La table commune, qui est aussi celle que l’application écrit par défaut, donne Eicheln ×1, Rosen ×1, Schellen ×2, Schilten ×2, Obenabe ×3 et Undenufe ×4. Cette table est courante, mais elle n’est pas la seule variante reconnue.

Une variante largement publiée attribue ×3 à Obenabe et à Undenufe. Une variante ascendante utilise Eicheln ×1, Rosen ×2, Schellen ×3, Schilten ×4, Obenabe ×5 et Undenufe ×6. Avant de chibrer, vous devez donc vous mettre d’accord sur la table utilisée, surtout lorsque plusieurs habitudes régionales se rencontrent.

Le facteur multiplie le total écrit de la donne. Il porte sur les points des plis, sur le Weis et sur les stöck, pour les deux équipes. Il ne s’applique pas uniquement à l’équipe qui a annoncé la couleur d’atout ou le jeu choisi.

Voici les variantes à distinguer :

  • Table commune et réglage par défaut de l’application : Eicheln ×1, Rosen ×1, Schellen ×2, Schilten ×2, Obenabe ×3, Undenufe ×4 ;
  • Variante largement publiée : Eicheln ×1, Rosen ×1, Schellen ×2, Schilten ×2, Obenabe ×3, Undenufe ×3 ;
  • Variante ascendante : Eicheln ×1, Rosen ×2, Schellen ×3, Schilten ×4, Obenabe ×5, Undenufe ×6.

Obenabe et Undenufe ne comportent pas de couleur d’atout. Les stöck n’y existent donc pas, quel que soit le facteur choisi. En revanche, le facteur prévu par la variante reste appliqué au total de la donne pour les deux équipes.

Pour réduire les erreurs, annoncez le facteur avant de compter. Additionnez d’abord les plis, le Weis et les stöck, puis multipliez le total une seule fois. Si vous multipliez chaque élément séparément, vous risquez surtout d’oublier un élément ou de ne pas appliquer le même facteur aux deux équipes.

La cible d’un match vous aide ensuite à vérifier la progression vers la fin de la partie. Gardez la variante retenue claire pour toute la table, car une différence de facteur change directement le score inscrit.

Courant Deux ×3 Croissant Eicheln ×1 ×1 ×1 Rosen ×1 ×1 ×2 Schellen ×2 ×2 ×3 Schilten ×2 ×2 ×4 Obenabe ×3 ×3 ×5 Undenufe ×4 ×3 ×6
Le facteur multiplie tout ce qui s’inscrit dans la manche — plis, annonces et stöck, pour les deux équipes. La table de gauche est la plus répandue et celle que l’application écrit par défaut ; les deux autres sont tout aussi réelles. Convenez de la table avant la première donne. Réutilisable librement avec un lien vers cette page.

Quand une équipe franchit-elle la cible et quand annoncer les stöck ?

Les cibles utilisées en pratique sont 1000, 1500, 2500 et 3000, tandis que l’application propose 1000 et 2500. Lorsqu’une donne fait passer une équipe au-delà de la cible, la comparaison se fait d’abord avec le Weis, ensuite avec les stöck, puis avec les plis. L’équipe qui franchit la cible dans le bloc examiné en premier gagne.

Le total final ne suffit donc pas toujours à départager les équipes. Vous devez respecter l’ordre de comparaison prévu. Le Weis est examiné avant les stöck, et les stöck avant les plis. Une équipe qui franchit la cible dans un bloc antérieur l’emporte, même si l’autre équipe obtient davantage dans un bloc examiné plus tard.

La déclaration des stöck obéit à une règle distincte. Vous annoncez les stöck en jouant la deuxième des deux cartes concernées, et non en jouant la première. Si le joueur suivant a déjà couvert cette deuxième carte avant votre annonce, les 20 points sont perdus. Les partenaires ne peuvent pas vous rappeler cette annonce pendant le jeu.

Le déroulement correct est le suivant :

  • vérifiez que le roi et l’Ober d’atout se trouvent dans une seule main ;
  • jouez la première carte sans annoncer les stöck ;
  • annoncez les stöck en jouant la deuxième carte ;
  • si le joueur suivant a déjà couvert cette carte avant l’annonce, ne comptez pas les 20 points ;
  • calculez la donne et comparez le franchissement de la cible dans l’ordre du Weis, des stöck, puis des plis.

Cette règle de déclaration concerne les jeux avec atout. En Obenabe et en Undenufe, les stöck n’existent pas. Le facteur peut néanmoins s’appliquer selon la variante annoncée, car l’absence de stöck ne supprime pas le calcul des plis ni celui du Weis.

La cible du match permet de suivre le seuil choisi et d’éviter une confusion entre le total général et l’ordre de comparaison. Les règles du chibre servent aussi de rappel lorsque la donne arrive à son calcul final.

Questions

Pourquoi une jasstafel possède-t-elle deux colonnes ?

La ligne verticale sépare les scores des deux équipes. Chaque équipe conserve ainsi ses traits, ses signes et son nombre de reste dans sa propre colonne.

Comment reconnaît-on un groupe complet de centaines ?

Dans la rangée du haut, le cinquième trait traverse les quatre traits précédents. La position dans la rangée indique qu’il s’agit de centaines, et le trait transversal indique le groupe complet.

Où écrit-on un reste qui ne correspond pas aux traits ?

Le reste est inscrit comme un nombre simple dans la partie inférieure droite de la colonne. Un seul nombre de ce type figure à la fois et sa valeur peut être négative.

Les 157 points comprennent-ils le bonus du dernier pli ?

Oui. Les 152 points des cartes et les 5 points du dernier pli forment ensemble 157 points pour une donne. Le bonus de 100 points lié aux 9 plis d’une équipe porte le total à 257.

Existe-t-il une seule table de facteurs pour toutes les régions ?

Non. La table commune utilise notamment Schellen ×2, Schilten ×2, Obenabe ×3 et Undenufe ×4, mais une variante donne ×3 aux deux jeux sans atout et une variante ascendante va de ×1 à ×6.

Que se passe-t-il si l’annonce des stöck arrive trop tard ?

Les stöck doivent être annoncés en jouant la deuxième carte concernée. Si le joueur suivant a déjà couvert cette carte avant l’annonce, les 20 points ne sont pas accordés.

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